Avez-vous déjà observé un vrai couple de danse ?
Pas une danse de mariage où chacun bouge à côté de l’autre.
Une danse où deux personnes entrent dans une transe commune.
Où, pendant quelques minutes, elles ne font plus qu’un.
En danse latino, l’homme mène.
La femme suit.
On pourrait débattre du patriarcat… mais ce n’est pas le sujet.
Pour que ça fonctionne, il ne suffit pas de “jouer son rôle”.
Il faut aussi s’ouvrir à l’autre.
À ses imperfections.
À ses failles.
Quand je danse, je vois toutes sortes de comportements :
Celles qui suivent coûte que coûte.
Celles qui s’accordent à la musique plutôt qu’au danseur.
Celles qui doutent de bien faire.
Celles qui me disent que je mène mal.
Celles qui ne veulent pas suivre.
Et je ne suis pas le meilleur danseur, loin de là.
Mais chaque fois, je me demande :
qu’est-ce qui rend cette danse agréable ?
Ou au contraire… interminable ?
Car la danse parle de nous.
De notre capacité à nous ouvrir.
À accepter la proximité.
À lâcher le contrôle.
J’ai fini par comprendre une chose :
danser correctement avec quelqu’un,
c’est se demander si les âmes se sont connectées.
Quand c’est le cas, tout disparaît.
La musique.
La piste.
Le temps.
Les passes.
Il ne reste qu’un moment parfait.
Intime. Unique.
Deux personnes qui vibrent ensemble,
sans autre intention que celle de danser.
Et vous ?
Vous l’avez déjà ressenti, ce moment ?


