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Préparation à l’accouchement – Séance 3 – Un voyage intérieur

La séance commence alors que je suis fatigué en temps que praticien et que Clémence est également fatiguée en tant que sujet. Cependant, l’imagination s’active rapidement tel un début de rêve qui commencerait à se mettre en place progressivement. Cette séance sera l’occasion de mettre en place plus directement les ancrages auditifs. Les musiques sont choisies mais il reste à les ancrer complètement de façon à directement plonger dans ce lieu ressource directement.

Entre les séances de préparation à l’accouchement Clémence s’entraîne à aller de plus en plus vite dans ce lieu ce qui permet sa mise en place direct dès le début de la séance. Nous revenons sur l’ouverture du col. Pour cela, je décide de la faire sortir de ce lieu mental et d’aller prendre l’air à l’extérieur dans un autre endroit imaginé. En fait, je veux juste la rassurer sur le fait que cela fonctionnerait aussi bien en dehors du lieu qu’à l’intérieur et lui montrer qu’une fois les ancrages mis en place, il est possible de les utiliser et de généraliser leur mise en place.

« Prends place à l’extérieur du lieu et prends le temps de décrire ce lieu au maximum ! Ok, désormais, allons faire un tour dans le corps et commence par te voir de l’extérieur, comme si tu pouvais t’imaginer, assise, debout ou couchée. Lorsque l’image est plus nette et que la description te va, dis le moi ! »

La séance continue en attendant toujours une validation de Clémence. Cela me permet deux choses, la première de savoir si je ne vais pas trop vite, la seconde si je ne suis pas en train de travailler tout seul et qu’elle est bien toujours avec moi.

La mini-moi pour rentrer dans son corps

Après ça, je décide d’utiliser une méthode qu’on appelle le « mini moi » qu’un confrère géo biologiste m’avait évoqué. Cela consiste à s’imaginer parcourir son propre corps de l’intérieur avec un « mini moi ». Nous commençons cette exploration et allons directement dans le col de l’utérus. Pourquoi ? L’inquiétude majeure était de savoir si la métaphore du barrage mise en place dans les précédentes séances fonctionnait. 

Au moment du test, voilà où nous en sommes. Il y a la mini Clémence qui se trouve près du col, la grande Clémence qui est dans le lieu extérieur et la Clémence qui vit la séance d’hypnose.

Nous nous plaçons dans le regard de la mini Clémence.

« Imagine que Clémence imagine un barrage qui s’ouvre (métaphore de l’ouverture du col), que se passe t-il ? » « Ça fonctionne », répond C. 

« OK parfait ! »

Nous faisons encore quelques tests et tout fonctionne à merveille.

Après, avoir sorti la « mini moi », j’invite Clémence à rentrer de nouveau dans son lieu ressource. Nous reposons les ancrages auditifs et je l’invte à gagner la salle de travail imaginaire en passant par le SAS entre les deux salles. Changement de musique.

La fatigue étant importante, nous retravaillons l’analgésie pour l’accouchement avec un ancrage kinesthésique et commençons un prêt travail d’analgésie pour la pose du cathéter.

Nous arrêtons la séance à ce stade après avoir testé l’ensemble des ancrages.

Préparation à l’accouchement – Séance 4 – L’analgésie sur commande

L’accouchement s’approche. L’auto hypnose fonctionne très bien et dorénavant Clémence est quasiment autonome pour gérer sa mise en transe et ses différents ancrages.

Cette séance sera consacrée plus fortement aux ancrages musicaux avec une précision des rythmes et des musiques utilisées selon les phases du travail.

Nous commençons directement par associer le lieu à certaines musiques. Dès l’entrée dans le lieu, nous mettons en place un ancrage visuo spatial ou la maman ira pendant le trajet la conduisant à l’hôpital pour mettre en place l’analgésie pour la pause du cathéter. Dis autrement, à l’intérieur du lieu ressource, nous préparons un lieu qui permettra automatiquement de créer une analgésie du ou des bras permettant la pause du cathéter en gérant la douleur dès l’arrivée à l’hôpital.

Jouer avec les sensations

Finalement, les tests commencent pour que cette analgésie soit simple à mettre en place et que les ressentis soient directement perçus. « Imagine que cette analgésie à une couleur ! Ce serait laquelle ? » « Non, je ne vois pas de couleur » « Ok, un ressenti, froid, chaud ? » « Oui, un ressenti de lourdeur, de picotement et en même temps de chaleur dans le bras qui s’installe », obtins-je en réponse. « Ok, parfait ». Enfin, nous finissons par mettre en place un ancrage mouvant permettant de faire varier cette sensation sur commande.

Top, ça roule et ça va plutôt vite.

Après avoir passé le SAS entre le pré travail et le travail, changement de musique de nouveau.

Nous reprenons le travail sur l’analgésie d’une partie du corps pour que cela soit totalement intégrée et facile à mettre en place en autonomie.

Nous partons sur une double dissociation ou comment tester une sortie de corps partielle. L’idée est simplement d’imaginer son bras au dessus de son bras et de faire varier la distance du bras imaginé au bras réel. La question est alors de savoir si le travail sera tout aussi efficace en étant dissocié qu’en étant associé. Ma croyance personnelle est qu’il le sera pour l’avoir tester dans le sport mais pour le moment je ne l’ai pas testé dans cette situation.

La séance se termine sur ce travail sous un fond musical envoutant. Très chouette !

Préparation à l’accouchement – Séance 5 – Le renforcement de l’analgésie

L’objectif de cette séance est clair, rendre l’analgésie la plus rapide possible et la plus simple à mettre en place.

La séance commence donc avec une demande claire et simple. Allons-y !

Choisissons un condensé de contraction-décontraction avec une alternance gauche-droite sur le déplacement de l’attention. L’idée est de mettre en place un état permettant de créer/renforcer l’analgésie déjà créée auparavant.

Clémence alterne les phases de contraction et décontraction en baladant son attention sur des parties du corps où elle n’a pas l’habitude de poser son attention (derrière le genou, sous les pieds, entre les dents). Bref, la seule limite sera l’imagination pour accompagner cette induction.

Très vite, l’état de conscience se modifie, ou tout du moins la transe se développe et permet de créer une autre approche des effets désirés futurs.

Après quelques échanges, je me rends compte que le problème vient d’une croyance toute particulière « Je ne pense pas que je puisse réaliser une analgésie ». Il est évident qu’en pensant cela, il sera difficile de la créer.

Du coup, on passe sur un Switch de croyance ou comment lui permettre de penser le contraire de ce qu’elle pense au moment où elle y pense et qu’elle soit favorable à la bouger pour continuer.

Un outil puissant : la programmation neuro linguistique

Imagine ta croyance écrite en gros juste devant toi. Nous commençons à jouer avec les sous modalités pour bien percevoir sa façon de se représenter de ce dont elle est sûre. Comment le vois tu écris ? Quelles couleurs ? Quels sons ? etc. Finalement on commence à réduire la taille de ce texte et à en modifier l’aspect pour finalement le faire sortir de l’écran mental et le remplacer par la croyance opposée « Je suis capable de créer une analgésie d’une partie du corps ». De la même manière, nous retravaillons les sous modalités en partant d’un petit texte auquel on ne croit pas trop pour le faire grandir. De nouveau on le fait sortir de l’écran mental et on le remplace par l’ancienne croyance avec laquelle on joue pour la rendre plus petite. On refait ce « Swtich » environ 6 ou 7 fois jusqu’à ne plus apercevoir la croyance « limitante ». Est-ce OK ? « OK ». Attention, avant de modifier une croyance, il faut être sûr que le sujet est complètement OK avec cela. Ici, c’est évident que C. Est OK puisque l’objectif était directement relié à cette croyance. Au passage, nous avons rajouté des mots comme « Facile », « Rapide » au niveau de la croyance.

L’analgésie lors de la préparation à l’accouchement

Oui mais voilà, elle a besoin de pouvoir tester que l’analgésie fonctionne. Or, elle ne commande pas ses propres contractions. De fait, il sera difficile de le tester directement sur les contractions.

Je propose de le faire sur une autre partie du corps pour tester. « OK ». Nous choisirons donc le bras gauche.

Comment ressens tu l’analgésie ? « L’analgésie c’est une sensation de chaleur et une couleur rouge. Je la ressens d’abord dans le haut du bras gauche. »

Clémence est tout de même assez « contrôlante » et sait exactement comment faire. Il est donc très difficile d’amener une autre approche que celle qu’elle s’est créée. Nous continuons donc par induction par saturation. Un rythme à maintenir, un compte à rebours à réciter en étant désynchronisé par rapport au rythme du pied droit et un bras gauche qui fait varier la profondeur de transe pour fractionner. Finalement, cela fonctionnera un temps mais très vite elle revient à un état « plus ou moins normal » car cela ne lui convient pas.

Amplifier l’état d’hypnose

Ok, on change ! Continuons par une induction type « rue » classique, le ballon qui se gonfle et se dégonfle de façon à fractionner et à obtenir un état plus « profond ». Finalement, au fur et à mesure l’état d’hypnose s’installe encore de plus en plus et permet de créer l’effet désiré.

Nous terminons la séance par l’installation d’une analgésie dans le bras gauche et un test pour mettre une « échelle de douleur ». Finalement, C. Sait le faire en auto-hypnose et je me détache de cette partie pour la laisser tester sa propre façon de faire.

Tout le long, nous renforçons cela par la musique qui sera choisie en salle d’accouchement afin de faciliter sa mise en place.

La séance se termine avec un bras qui retrouve progressivement ses sensations…. normales 🙂 Une préparation à l’accouchement qui se termine tranquillement.

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