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Préparation à l’accouchement – Séance 1 – le point de vue de l’hypnologue

L’accouchement devrait avoir lieu dans 2 mois, le temps pour Clémence de préparer sereinement son accouchement sous hypnose. Après la rencontre avec la sage femme, les idées fusent sur ce qu’il serait possible de faire le jour J. Parmi celles-ci elle pourrait travailler sur la visualisation des différents scénarios d’accouchement entre les pires et les meilleurs (si si les meilleurs sont possibles 😀 ), elle pourrait travailler sur l’acceptation des contractions et faire corps avec elles, elle pourrait travailler sur l’ouverture du col et le passage du bébé sur les dernières contractions. Bien évidemment, la gestion de la douleur reste une des problématiques essentielles sur ce type d’efforts. Quoi de mieux que de savoir la gérer avec l’aide de la péridurale si besoin ? Les idées ne manquent pas du lieu ressource en passant par la récupération.

On se croirait dans une épreuve sportive avec un véritable travail de préparation mentale.

Par quoi commence t-on ?

L’objectif de la première séance va être de développer une transe plutôt profonde. Mais qu’est ce que signifie « transe profonde » dans ce cas ?

L’idée est d’avoir une transe qui permettent aux ancrages de se mettre en place directement et d’obtenir tous les effets désirés rapidement.

Quelques tests hypnotiques

Il m’arrive souvent de partir sur des inductions en conversationnel pour développer un état d’hypnose bien installé après un discours pré-hypnotique assez long et très orienté. Mais cette fois-ci, j’avais juste envie de revenir aux bases.

Alors pourquoi ne pas fractionner la transe et permettre à Clémence de progresser dans sa transe afin de se connaître et de découvrir au fur et à mesure le chemin qu’elle pourra prendre le D-Day sans moi.

Lourd ou léger ? Nous commençons par tester ces deux effets et la lourdeur semble la plus rapide à s’installer dans le bras droit créant une sensation désagréable. Mince, l’idée n’était pas de créer cela. Après quelques suggestions positives, le bras reprend un état bien plus décontracté. La légèreté met plus de temps à se mettre en place mais paraît plus agréable. Nous aurions eu un peu plus de temps, la lévitation du bras gauche serait arrivée assez facilement. 

Peu importe, la transe s’installe, l’état d’hypnose se développe et nous continuons sur droite ou gauche. A gauche, il y a du vide, à droite la terre. Finalement, et peut être logiquement, la droite amène plus de sécurité et la transe se fait plus agréable. C’est OK. Cependant, je garde à l’idée que tout peut s’inverser selon le contexte. Pour aujourd’hui, on saura qu’il faut passer par la droite 🙂

Une balade interne

Enfin, nous testons une entrée selon les différents sens. Une balade dans le corps pour déplacer et jouer avec les sensations, les perceptions. Puis, au fur et à mesure le voyage paraît bien lointain. Je comprends progressivement que seule la voix nous permet de rester encore en lien et que l’état d’hypnose s’est bien développé mais, comme pour générer une nouvelle frustration, je demande à Clémence de revenir à un état un peu plus normal. Le temps de revenir est assez long et tout de suite après nous repartons en partant sur le visuel. « Souviens toi ce que tu as vu avant de fermer les yeux, hier soir ». La rupture de pattern permet d’approfondir encore l’état et plonge Clémence dans une sorte de jeu visuel entre le passé et le présent pour finalement confondre les objets et les déplacer dans le temps et dans l’espace. Enfin, nous finissons par le sens auditif en baladant de nouveau l’attention de droite à gauche, de gauche à droite. Etre clair, laisser le temps que chaque vibration extérieure vienne provoquer quelque chose à l’intérieur. Les mots seuls ont de l’impact, les phrases n’ont nul besoin d’être détaillé, l’imaginaire fait le reste.

Finalement, nous déterminons un chemin afin d’approfondir cet état. Légèreté, droite, kinesthésique. Où comment construire un chemin personnalisé pour que Clémence puisse retrouver son propre chemin une fois en salle d’accouchement en auto-hypnose.

La séance se termine sur la création d’un ancrage visuel sous la forme d’un curseur se baladant de gauche (état normal) à droite (état plus approfondi). Pour le reste, continuer à travailler les ancrages sera une bonne chose avant le D-Day.

Préparation à l’accouchement – Séance 2 – Le lieu ressource

Nous voici sur notre seconde séance. L’état d’hypnose est appréhendé et désormais la séance va se construire autour d’un lieu ressource.

A quoi va servir ce lieu ?

Principalement à gérer les contractions à distance et à être confortable le temps d’attendre le travail en salle d’accouchement.

Nous commençons la séance en posant un ancrage sonore. La trompette, le jazz, accompagneront cette séance. Le lieu apparaît et commence à se créer. Je n’ai pas de détail alors j’accompagne à l’aveugle. Clémence évolue dans son lieu et crée ses formes, ses couleurs, sa luminosité, son contraste. Elle se voit et elle se ressent. Un passage, puis un second passage, puis un troisième passage afin de rendre plus net les contours, de développer l’imagination, de vraiment ancrer et créer un lieu agréable. On amplifie les sensations, on augmente les images et l’ambiance sonore.

De nouveau, nous revenons devant ce lieu. Clémence rentre avec pour but de savoir comment ressentir les contractions qu’elle est en train de vivre dans la salle avant de commencer le travail. La musique Jazzi tourne en boucle et nous écoutons les 12 minutes de cette musique apaisante qui accompagne cette préparation. On pourrait appeler cela une dissociation en hypnose. Dissocié d’un état pour être associé à un autre et se voir à l’intérieur de ce lieu en train de vivre cet état relaxant.

Finalement, le ventre se contracte dans ce lieu amenant simplement le message que tout se prépare, que tout se met en place.

Le travail simulé en salle d’accouchement

Puis, le signal du début du travail en salle d’accouchement est donné, c’est le moment le plus sportif qu’il va falloir gérer. Enfin, la dernière ligne droite, le dernier sprint. « Comment reçois tu ce message ? » « Viens t-il de l’extérieur, de l’intérieur ? » Comment ça se passe pour toi quand tu sais que tu arrives sur le début de la fin et la fin du début ? » Euh…. » Finalement, le message arrive, parfois du corps, parfois de l’extérieur, mais c’est OK à l’intérieur et finalement c’est l’essentiel puisque c’est ce qui va bien à la maman.

Enfin, après avoir de nouveau fait la sortie, puis l’entrée et revécu ce signal, Clémence rentre dans le SAS avant le final, un peu comme un rugbyman rentrerait sur le stade de France. Bon OK, ce n’est pas exactement cela mais c’est juste une métaphore pour faire passer le message. Et là, changement d’ambiance sonore où nous partons au Mali (musicalement) pour l’accompagnement du travail.

La gestion de la douleur avec l’hypnose

Au programme, je lui apprends à gérer sa douleur avec ses propres images et ses propres métaphores. Les ressentis sont là, au début la douleur est à 10/10 puis diminue jusqu’à être exactement au mieux pour ressentir le passage sans souffrir de ce passage. L’acceptation des contractions, l’ouverture du col, la communication avec le bébé. Nous finissons par une transe profonde avec un maximum d’effets utiles. Les sons de la Kora donnent une parfaite ambiance pour une naissance simulée très belle.

On s’y croirait presque tellement le bébé réagit et bouge quand on lui demande, s’arrête lorsqu’on le lui demande aussi, comme s’il savait qu’on était en train de tout préparer pour que son arrivée se déroule au mieux. C’est beau ! 😍

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