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Le souvenir du premier accouchement

J’ai gardé de mon premier accouchement le souvenir  d’une douleur insoutenable. Seule la péridurale a pu me soulager, mais finalement, je n’ai pas pu ressentir les dernières contractions qui m’ont permises d’accoucher de ma fille tellement la péridurale était forte. J’en suis sortie déçue et blessée, tant physiquement que psychologiquement. 

Cette première expérience a largement remis en cause la potentialité d’un deuxième enfant, d’autant plus que se sont ajoutés les douleurs des points, des mois de régime pour retrouver mon corps et une rééducation du périnée un peu faite à la va-vite. Tous ces éléments mis bout à bout ne m’ont convaincue que d’une chose, mon corps ne pourrait un jour retrouver la force nécessaire pour porter un autre enfant et accoucher. 

Une nouvelle perspective – Accoucher sous hypnose

Et puis, les années passant, l’âge avançant et surtout, le souvenir de la douleur s’effaçant, nous avons décidé avec mon conjoint d’accueillir un nouvel enfant dans notre famille recomposée.

Sauf que cette fois, l’hypnose s’est mêlée au processus.

Avec l’hypnose cela commençait mal, non pas que je ne crois pas aux pouvoirs du mental, mais peut être considérais-je le mien comme moins fort ou perspicace face à certaines épreuves. D’autant plus que cette épreuve, celle de l’accouchement, je la redoutais bien plus qu’une autre. Quoi qu’il en soit, pourquoi ne pas essayer, en plein confinement, avec la potentialité d’un accouchement seule, il n’y avait que cela à faire. Une motivation certes, mais pas une certaine motivation.

Mes objectifs étaient liés à mes peurs : la douleur, la panique au jour de l’accouchement et la gestion du corps, l’après. Je savais que me projeter dans ce moment, faire jouer mon imaginaire était mon point fort. C’est sur cet axe que nous avons donc travaillé.

A force, on finit par y croire et finalement, j’ai pris confiance et je me suis sentie prête pour le jour J. Au point que j’avais presque hâte d’être à ce moment ! Non pas pour affronter une éventuelle douleur (je dis éventuelle car grâce à l’hypnose et malgré mon souvenir, la douleur n’était devenue qu’une éventualité) mais parce que je voulais que l’accouchement soit derrière moi, voir si le travail que nous avions fait allait fonctionne. Plus les séances passaient, plus j’avais confiance en tout ce que nous avions mis en place. J’ai réussi à mettre de cet mes peurs, pour voir ce moment comme un moment merveilleux où j’allais rencontrer pour la première fois mon enfant.

Le jour J

L’arrivée de ce jour ne s’est pas faite attendre avec deux semaines d’avance. Je n’étais pas dans un combat contre la douleur, j’étais entrain d’accompagner mon fils vers sa naissance, et tous les deux, mon enfant et moi,  avons oeuvré pour que cela se passe le mieux possible.

De fait, à la maison, des contractions puissantes et efficaces, mais pas de douleurs. Arrivée à l’hopital, le stress a commencé à prendre le dessus, j’ai commencé à perdre le contrôle. Enfin, c’est ce que je croyais car finalement, ce qui devait se passer en deux heures selon la sage femme est arrivé en 10 minutes, à peine le temps pour elle de glisser une serviette sous mon corps. La douleur a été certes intense, mais je ne l’ai pas subie, elle m’a aidé à accoucher de mon fils, et aujourd’hui, si je devais revivre cette expérience demain je serai prête.

Le bilan de cet accouchement avec l’hypnose

Je suis convaincue que la rapidité de mon accouchement, le fait de n’avoir eu quasiment aucune douleur jusqu’au moment de pousser sont dûs au travail en hypnose que nous avons fait.

Finalement ce travail avec l’hypnose est devenu un outil, j’ai pris confiance en moi, en mon mental et aux capacités de mon corps.

Nous avions également travaillé l’après accouchement, et là mon corps a pu se reconstruire plus vite, mieux. Le lendemain j’étais debout, comme si presque rien n’étais. J’avais une énergie physique incomparable avec mon premier accouchement. Finalement, j’ai plus souffert de la montée de lait que je n’avais pas anticipée que de l’accouchement en lui même et ses conséquences. Je n’ai eu aucune séquelle de cet accouchement, aucune cicatrice et quelques séances pour le périnée dont je remettrai plus la responsabilité au manque de suivi de mon premier accouchement.

L’auto-hypnose pour retrouver son corps

A l’heure actuelle, c’est avec l’auto-hypnose que je perds mes kilos de grossesse. C’est un outil tellement puissant, que même avec quelques années en plus par rapport à mon premier accouchement, j’arrive à retrouver un corps et une énergie bien plus rapidement. Seule les nuits agitées de mon bébé auront eu raison de nous, mais cela est une autre histoire…

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